Les spécificités de la micronutrionmicronutritionPourquoi faut-il prendre des compléments alimentaires ? Nous entendons très souvent de la part de médecins spécialistes , de médecins nutritionnistes, et même des pouvoirs publics, qu’une alimentation équilibrée couvrait tous les besoins de notre corps, en vitamines et oligo-éléments. J’aimerais que ce soit le cas mais malheureusement ce n’est pas la réalité. Des études très sérieuses ont été réalisées tant aux Etats-Unis qu’en France afin d’établir un régime alimentaire qui permettrait de couvrir tous nos besoins. La conclusion est toujours la même : c’est impossible ! Il faut manger autant de fruits et de légumes que possible tous les jours, mais êtes vous capable par exemple de manger 11 bananes par jour pour couvrir vos besoins en potassium ou de saupoudrer tout ce que vous mettez dans la bouche d’épices et aromates pour couvrir vos besoins en fer. De toute façon il faudra prendre des compléments alimentaires pour couvrir nos besoins en vitamine D, en Oméga 3 et en vitamine B9 entre autres.Les médecins spécialistes en micronutrition ont une place importante dans la prévention santé car de nos jours :

1) La densité en micronutriments des fruits et légumes a nettement diminué à cause :

  • De l’excès d’arrosage des cultures qui « lessive » les sols et diminue leur richesse en minéraux,
  • De l’excès d’engrais, de l’agriculture intensive qui, en augmentant la vitesse de croissance des plantes diminue le temps de fixation des micronutriments,
  • De l’excès d’utilisation des pesticides et des herbicides qui diminue la richesse des végétaux en vitamines en empêchant la transformation des minéraux par les micro-organismes, transformation nécessaire à une meilleure absorption,
  • Du raffinage qui enlève aux végétaux une majeure partie de leurs minéraux,
  • De la cueillette des fruits et des légumes avant la maturation complète et du temps passé entre la cueillette et la consommation (par exemple quatre semaines en moyenne pour les tomates),
  • Des aliments industriels nettement moins riches en micro nutriments par suite des traitements : stérilisation, séchage par pulvérisation, pasteurisation, ionisation, écrémage, cuisson, extrusion, lavage, raffinage.

2) Une nouvelle notion à prendre en compte est celle des “ calories vides – calories pleines ” :Un des problèmes majeurs de l’alimentation actuelle est sa richesse en ingrédients purifiés (sucre, farine blanche, lipides, etc.), avec pour conséquence une diminution de la densité en micronutriments de l’alimentation. On désigne ainsi ces sources énergétiques purifiées par le terme de “ calories vides ” pour signifier qu’elles ont perdu leur contenu en micronutriments. Aujourd’hui 60% de l’apport énergétique est fourni par des aliments riches en calories et pauvres en vitamines et minéraux.

3) Enfin, les aliments riches en micronutriments sont moins consommés :
En France, notre consommation de pain et de pommes de terre a été divisée par deux, de légumes secs par sept alors que nous mangeons deux fois plus de sucre blanc, de viande et de fromage qu’il y a cinquante ans. Cet état de fait s’explique également par l’évolution des modes de vie (réduction du temps passé à cuisiner, repas déstructurés, repas pris en dehors du domicile, grignotage en constante augmentation, plateaux télé, distribution quasi exclusive de l’alimentation par les grandes surfaces, etc.), aggravant ce phénomène : 70% de notre alimentation provient maintenant des produits industriels.Mais nos cellules ont toujours besoin d’un apport suffisant en vitamines et oligo-éléments pour fonctionner de façon optimale.C’est pourquoi dans une approche complète d’une consultation anti-âge, le  médecin spécialisé en micronutrition offre l’opportunité d’optimiser l’environnement nutritionnel d’un patient en corrigeant excès et carences des nutriments qui doivent être fournis dans les quantités et proportions idéales pour permettre à ses cellules de fonctionner correctement.Cette approche représente le fondement essentiel de toute prise en charge correcte des patients, qu’ils soient dans une démarche de prévention ou thérapeutique.

Hippocrate disait bien : « que l’alimentation soit ta première médecine »