Cadis courses

Faire les courses n’est pas chose facile, et encore moins une partie de plaisir. Aujourd’hui, les choses se compliquent. Alors que nous nous intéressons dans les détails à ce que nous mangeons, la lecture des étiquettes est devenue un réflexe indispensable de prendre sa santé en main. En revanche, il est de plus en plus difficile de comprendre les étiquetages des produits que nous achetons. Informations nutritionnelles, labels, ingrédients aux noms scientifiques… les informations sur le contenu de nos aliments de tous les jours sont nombreuses, mais souvent incompréhensibles et décourageantes. Faut-il devenir un expert en nutrition pour déchiffrer une étiquette ? Que l’on soit rassuré, il existe des pistes pour pouvoir décrypter nos aliments. Explications et points sur ce qu’il faut savoir pour en apprendre plus sur ce que l’on consomme.

Ce qu’indiquent réellement les étiquettes alimentaires

Lorsque l’on jette un coup d’œil aux étiquettes, nous avons parfois l’impression de lire une langue étrangère. Pour comprendre, il faut tout d’abord savoir ce qu’elles spécifient. En effet, les informations sur les packagings donnent plusieurs informations :

  • Certaines mentions sont obligatoires comme :
    • La dénomination de vente, qui précise la nature de l’aliment.
    • La liste des ingrédients qui composent le produit. Ils sont présentés du plus au moins abondant. Elle contient notamment le détail des additifs entrant dans la fabrication du produit. Ces additifs sont signalés par catégories et sont désignés par leur nom, ou par leur code européen qui commence par la lettre E. Parmi eux, on trouve notamment les colorants (classés entre E100 et E199), les conservateurs (entre E200 et E299), mais également les antioxygènes (entre E300 et E399).
    • La quantité nette, la date de consommation (DLC et DLUO), le lot de fabrication, la mention « frais » ou encore les coordonnées du responsable sont également des informations qui doivent apparaître sur le packaging.
  • D’autres sont des mentions obligatoires uniquement pour certains produits :
    • les valeurs nutritionnelles, qui précisent les apports en énergie, en nutriments, en calories et parfois en micronutriments (vitamines et minéraux).
    • Mais également : le degré d’alcool, le lieu d’origine, le mode d’emploi ou les conseils d’utilisation…
  • Enfin, certaines informations restent facultatives comme par exemple les labels qui indiquent le respect d’une certaine charte de qualité ou les AOC.

Lire correctement une étiquette alimentaire ?

Concernant le décryptage des étiquettes alimentaires, quelques astuces permettent une meilleure recherche et compréhension des informations nécessaires aux bonnes décisions pour notre alimentation. Le premier réflexe est de vérifier l’ordre des ingrédients composant l’aliment. Cela nous donne une première idée quant à la qualité du produit. Également, plus la liste de ces ingrédients sera courte, plus l’aliment sera naturel, mieux ce sera en terme de santé. En effet, une liste trop longue sera souvent significative d’un grand nombre d’additifs chimiques et autres éléments indésirables.

Un autre automatisme à adopter, est de partir à la chasse au sucre sous ses différentes formes – saccharose, sirops en tout genre, le miel… – mais également les sucres de synthèses et les édulcorants. Addictif et dangereux pour notre santé, le sucre est malheureusement présent dans beaucoup d’aliments industriels. Il faut donc y être attentif. Parmi les éléments à surveiller, il y a également les additifs alimentaires et les arômes. Ajoutés pour améliorer le goût, la texture ou la durée de conservation, leur présence est souvent signe d’un produit de mauvaise qualité. Et même si certains peuvent être naturels, la plupart sont chimiques et dangereux pour la santé.

Lorsque l’on parle d’étiquettes alimentaires, il est donc important d’identifier ces ingrédients, mais vers quoi faut-il réellement se tourner ou se détourner ?

Étiquetage alimentaire : ce qu’il faut privilégier et les ingrédients auxquels faire attention

Lorsque l’on choisit ce que l’on mange, certaines informations nous permettent à travers nos choix de privilégier ou au contraire d’éviter certains composants plus ou moins bons pour notre corps. Parmi les éléments à privilégier, il est important de porter une attention particulière à la nature et la qualité des ingrédients qui composent le produit : quel type de matière grasse ? Les matières premières sont elles naturelles et de qualité ? Sont-elles plus ou moins transformées ? Les huiles et des graisses végétales comme de la graisse de coco ou de l’huile d’olive seront par exemple, bien meilleures pour la santé que des graisses animales. Il faudra également privilégier les fibres et certains nutriments qui sont bons pour notre santé. Elles régulent la fonction intestinale, la glycémie et permettent de baisser le taux de cholestérol mais assurent aussi la qualité de notre peau. Enfin, il sera nécessaire de privilégier les protéines qui sont une source d’énergie indispensable à l’organisme, mais qui sont aussi le matériau de base de l’infrastructure des tissus, des cellules et des organes.

À l’inverse, certains ingrédients sont à éviter. Il faut donc faire attention à plusieurs informations :

  • La valeur calorique et les lipides, cela permet d’éviter les aliments trop gras.
  • Les sucres : non seulement ils masquent les goûts et peuvent être présents en grande quantité dans nos aliments. Mauvais pour notre poids et notre santé, il faut donc y prêter une attention particulière.
  • Les graisses saturées : elles ont tendance à augmenter le mauvais cholestérol.
  • Le taux de sel et de sodium: pour le bien de nos artères, de notre cœur, mais aussi de notre cerveau, l’Organisation Mondiale de la Santé recommande de ne pas dépasser le 5g de sel par jour.
  • Les allergènes qui mettent l’organisme sur la défensive.
  • Les exhausteurs de goût pour la plupart chimiques.

À première vue bien compliquée, la lecture des étiquettes n’est donc pas insurmontable.